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Trois jeunes chercheurs rejoignent le GPR PSL FAn
Maëva Moal et Dione Mérida, doctorantes contractuelles, et Rémi Bois, postdoctorant "Musées", intègrent FAn le 1er octobre 2026.
Rémi Bois
Après avoir obtenu son diplôme de premier cycle de l’École du Louvre avec la spécialité « Archéologie Orientale », Rémi Bois a obtenu un master « Civilisations, Cultures et sociétés » à l’École Pratique des Hautes Études. Son mémoire de recherche, qui y fut rédigé sous la direction de Wouter Henkelman, portait sur le thème de l’administration satrapale dans l’empire perse achéménide. Ce travail fut prolongé dans sa thèse de doctorat (« Classes sociales et idéologie dans l’empire perse achéménide »), soutenue en juin 2026 à l’École Pratique des Hautes Études (également sous la direction de Wouter Henkelman). Depuis 2024, R. Bois est chargé de recherche au Centre Sarikhani d’Études Élamites, hébergé à l’EPHE-PSL, où il participe à la préparation d’un dictionnaire d’élamite achéménide. En parallèle de ses recherches, R. Bois est également chargé de cours de Travaux dirigés devant les Oeuvres à l’École du Louvre.
Maëva Moal
Diplômée du Master « Histoire de l’Art et Archéologie », parcours Archéologie, de l’École Pratique des Hautes Études, à la suite d’une Licence en Histoire, parcours Géographie, de l’Université de Bretagne Occidentale, Maëva Moal a travaillé, au cours de son Master 1, sur les pratiques de bornage en Gaule au cours du Haut-Empire. Durant son Master 2, elle a étudié les pratiques quotidiennes de l’espace urbain à partir de la fouille dite du Cinéma de Chartres / Autricum, également au cours du Haut-Empire, sous la direction de William Van Andringa. Doctorante contractuelle du Grand Programme de Recherche de PSL « Les fabriques de l’antique », elle prépare une thèse dans la continuité de ses recherches de Master, intitulée : « Faire la ville au quotidien : pratiques urbaines, temporalités et représentations de la ville romaine d’Autricum (Chartres) », sous la direction de Christophe Morhange et William Van Andringa. Ce projet propose de renouveler l’approche de la ville antique en opérant un double déplacement. D’une part, il décentre l’analyse du monumental vers le quotidien, en s’attachant aux microphénomènes observables dans les rues, les trottoirs, les façades et les accès. D’autre part, il remet en question les découpages chronologiques traditionnels (augustéen, flavien, etc.), qui tendent à figer la ville en états successifs, au profit d’une lecture en termes de processus et de temporalités imbriquées. Dans ce cadre, elle mobilise des outils d’analyse et de représentation spatiale des transformations urbaines, en s’appuyant sur une expérience de terrain acquise notamment à Saint-Bertrand-de-Comminges et lors de stages réalisés au Centre Jean Bérard à Naples.
Dione Mérida
Dione Mérida, diplômée en Anthropologie (parcours Ethnologie) de l’Université Paris Nanterre, a construit un parcours interdisciplinaire après une double licence en Histoire et Sciences de la Vie à Sorbonne Université. Lors de son premier master en études patrimoniales à Paris Saclay, elle a réalisé un mémoire sur l’histoire de l’archéologie et la patrimonialisation du site maya de Copán (Honduras), sous la direction de Cécile Coquet-Mokoko (IECI). À l’issue de cette recherche, une nouvelle interrogation sur la situation actuelle des Mayas Ch’orti’, descendants vivant près du site, est naît. Sous la direction de Valentina Vapnarsky (CNRS, LESC) et Cédric Becquey (UNAM, LESC), elle a réalisé un mémoire sur « La multivocalité des ruines mayas de Copán (Honduras) : perspectives ch’orti’ », une étude à la croisée de l’anthropologie et des études patrimoniales, mettant en lumière les discours variés des populations locales sur le site : récits transmis aux enfants, témoignages de travailleurs ch’orti’ ou discours militants. Actuellement, elle prépare une thèse de doctorat dans le cadre du GPR PSL FAn, sous la direction de Valentina Vapnarsky, directrice d'études à l'EPHE-PSL. Intitulée « No sólo somos de piedra » : réappropriations du passé, nouvelles ritualités et sites patrimoniaux dans l’activisme maya ch’orti’ (Honduras et Guatemala), cette thèse analyse les liens entre sites patrimoniaux et activisme des Mayas Ch’orti’. Cette thèse vise à examiner comment le passé préhispanique et les vestiges matériels sont investis — resignifiés, reconstruits discursivement et rituellement, et mobilisés — pour légitimer des revendications politiques et culturelles. Cette analyse s'attachera à rendre compte de la multivocalité des discours, activistes et non-activistes, ainsi que des diverses formes de fabrication du passé, perceptibles non seulement dans les discours, mais aussi dans les régimes d’interactions avec les vestiges. Plus largement, cette recherche ambitionne de contribuer à une compréhension approfondie des relations entre sociétés autochtones et sites patrimoniaux dans des contextes postcoloniaux, en interrogeant les modes de (ré)interpréation et construction d'identités collectives à travers le patrimoine.
Illustration : Hubert Robert, Projet pour éclairer la galerie du Musée par la voûte, et pour la diviser sans ôter la vue de la prolongation du local, dit aussi Projet pour la Transformation de la Grande Galerie, 1796, RF 1975 10, Département des Peintures du Musée du Louvre.